
DRONAEMENT vs RABBITS SORROW
between two yearthousands
cd 9 tracks - 47' 12'' - harp5 - 2002
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more info : http://www.nauzemuzick.net/
http://www.myspace.com/sebastienrouxmusic
Reviews of DRONAEMENT vs RABBITS SORROW - Between Two Yearthousands
Vital Weekly
(staalplaat)
Dronaement's previous releases have been dully presented in these pages before
but Rabbit's Sorrow is unknown to me. The latter is one Sebastien Roux, who
plays 'guitar and sounds'. This is his solo playing, besides being a member
of Un Automne A Lobnor and Oldine. Dronaement and Rabbit's Sorrow have worked
together on this CD, a nine piece suite of ambient guitar music. At times they
come close to say Windy & Carl or Stars Of The Lid, but at other occassions,
they follow a harsher path and end up more in abandoned industrial sites. However
their ideas are well worked through and they clearly thought about how to produce
an entertaining darker ambient CD. Dwelling a great deal on guitar sounds that
are recognizable guitars (mind you!), they are more in ambient rock areas then
in the true experimentalism. So much better for them, I guess. They could get
more fame there. Very nice CD. (FdW)
HYLOTUNEZ
(website 2002)
Music has a sort of posology, and for this kind of music directions for use
are an important part. First time we listened to it, in Kowalski bunker, we
started the debate: what's function of these sounds? "Acquarium depth or
no-material artwork soundtrack"? We were all in the right, I think.
Here it comes a postsomething, minimal ambient and experimental landscape. Marcus
Obst from east Germany (Nauze Records) and Sebastian Roux (Oldine, Un Automne
à lobnor) are Dronament and Rabbit's Sorrow. Notes are alienating, dilate
and repetitive. Many drones and some guitar drops
"Stars of the Lid
like, but more melodic", the label says. The comparison is a good help,
I doubt about the sense of "melody", but I believe you can even miss
this record when it has stopped playing. Last but not least, the amazing artwork:
simple and cool, a trademark of Le Cri de la Harpe.(Francesco V.)
All Music Guide
Between Two Yearthousands is a collaboration between Germanys Dronaement
(aka Marcus Obst) and Frances Rabbits Sorrow --Sébastien
Rouxs first outing under that name, after participating torecords by Un
Automne à Lobnor and Oldine. It takes the form of a gentle guitar drone
affair, simple yet lush, enveloping and lulling. Comparisons to Stars of the
Lid are inevitable when you step into this style of music, but even though Obst
and Roux use similar crude recording means (4-track tape and minidisc), they
achieve an end result intentionally more polished. There is no grit, no noise
pollution, no distortion let loose. The music soars, pure and ethereal, hitting
a peak of crystal in Awake Tired, a piece that beats Rafael Toral
at his own game. The first half of this 47-minute CD is filled by the five-part
Ladoga Horses, a mellow succession of moods and textures. The second
half showcases shorter settings, including a remix by Roux of an untitled track
(or is it the track Untitled?). Thats the only time electronics
step to the front of the stage. Dronaement and Rabbits Sorrow dont
reinvent the wheel with this album, but they deliver a first-class soundtrack
for your next out-of-body experience. (François Couture)
The Original Sin
(février 2002)
Le Cri De La Harpe is a recent DIY-label from France that features experimental
music or what was once hyped as post-rock. The name already might be forgotten
but the influences still lives on and on this cd we hear the result of what
happens when two musicians meets each other. Dronaement is Marcus Obst, a German
guy who is not only obseessed by drone music (That´s a sort of ambientmusic
like The Asuza Plane) but who is also founder of the label Nauze Records. Marcus
has teamed up here with Rabbits Sorrow which is the solo-project from Sebastien
Roux, guitar player in Un Automne a Lobor and new member of Oldline (the band
who was the first release of Le Cri De La Harpe). The results are fascinating
soundscapes that at times might be a bit too experimental for some listeners
but all those who are into bands like Stars Of The Lid, Tortoise or releases
on labels like Boa or KRAAK will be happy to hear this droning sound....
Jade (printemps 2002)
Les juxtapositions possibles et les angles de chevauchement à même
de créer une vraie complémentarité entre Marcus Obst et
Sébastien Roux résident dans cette fascination pour la solitude
pure.
Drone est le maître mot de cette chronique, celui sans qui rien narrive,
linvité de marque dun banquet où le festin reste purement
atmosphérique. Si S. Roux a déjà construit un peu de mythe
et beaucoup de belles mélodies autour du groupe Un Automn à Lobnor,
Marcus Obst, discret fondateur du label Nauze nous restait jusque là
caché (il a quand même réalisé un "7" sur
Drone rec.). Amateurs tous deux de Drones et de Soundscapes, cest tout
naturellement que leur musique est portée par le vent et satisfait à
son quota de réverbération et déchos. FSA, Star of
the Lid, Fuxa, Roy Montgomery et des labels comme Drunken fish ou Kranky sont
bien souvent à laffiche de leur palmarès personnel.Les réseaux
de vibrations, lentes résonances héritées dautres
temps au delà du caractère chamaniste quils revêtent,
laissent deviner un certain goût de la mélodie soignée chère
aux frères Wilson, Labradford et autre Dissolve.Une guitare à
la présence feutrée, quelques Drones et pulsations
Et si
cétait cela le bonheur ? (JJ.)
Le Petit Bulletin
QUAND LES LAPINS SE LAMENTENT, LES BASSES VIBRENT
L'inéluctable fuite des matières grises vers la capitale ne doit
pas faire oublier que certaines d'entre elles ont heureusement pu s"épanouir
dans notre bonne métropole lyonnaise. Ainsi du cri de la harpe, label
emmené par le groupe Oldine, qui a récemment plieé bagages
pour s'installer à paname. Tant pis pour nous, car chacune de ses sorties
enfonce un peu plus le clou de la curiosité et de la pertinence musicale.
Leur dernière, Dronaement vs rabbits sorrow, est en fait le projet éphémère
né de la rencontre entre Sébastien Roux, guitariste d'unautomne
à lob-nor (vous savez, le groupe qui a déjà sorti 2 très
grands disques dans l'indifférence médiatique totale...) et de
Marcus Obst, un allemand (de l'Est) passé maitre dans la création
de strates sonores composées de vrombissementslourds et puissants. Une
union libre et féconde, ma foi, puisque les plages de Dronaement, maximalistes
dans le minimalisme (on est parfois à la limite du bruit pur et simple)
trouvent dans les mélodies de rabbits sorrow des petits éclats
de lumières transperçant l'obscurité. Evidemment, l'écoute
du disque ne peut qu'être attentive, car ici rien n'est jamaissouligné,
tout arrive avec une patiente discrétion. Si l'album risque defaire trembler
vos enceintes (les basses fréquences, ça vibre !), il peut aussi
provoquer des réactions d'un tout autre ordre: chair de poule, sanglots,
mélancolie... Emotion, quoi ! (C. Chabert)
RIF RAF (avril
2002)
Lambient de Dronaement et Rabbits Sorrow est dune consistance
de fin de nuit, calme et pourtant rempli décho. Cest un monde
parallèle, lent, où les bourdonnements de guitare ondoient doucement
sur des silences nocturnes, indéfinis. Une fois les morceaux démar-rés,
ils sécoulent, les sons survenant avec une inflexible tranquillité,
au gré de leur propre inertie, sans quaucun événement
nen modifie radicalement le cours (à lexception du dernier
morceau Behind My Eyes, où sans prévenir au milieu
de la quatrième minute une corde de guitare est actionnée). Flying
Saucer Attack, Hazard ou Oren Ambarchi ne sont pas loin mais, contrairement
à eux qui donnent à leurs dérives des intensités
toutes personnelles, Dronaement et Rabbits Sorrow visent à leur
effacement le plus complet possible, ils arrivent à nêtre
plus que ce son anonyme et mystérieux, une présence fantôme.
(jgm)
FEARDROP (n°9
été 2002)
Le temps est venu où, en grande partie grâce à linfluence
dUltra Milkmaids et de la famille Aspic, les plus éclairés
des groupes post-rock français ont su faire évoluer leur musique
vers un monde où le rock sest évaporé. Cest
le cas pour Un Automne à Lobnor qui, comme Labradford, ne refuse pas
les couleurs du son, et joue avec ses brillances. Les basses deviennent pulsations,
les cordes des guitares deviennent des larmes pastorales, les percussions le
rythme dune vie au ralenti. Cet automne cest celui de la mer solide,
empilement de vagues dorgues. On sy plonge pour trouver parfois
des sédiments plus abstraits, des vibrations minimales dont la luminescence
est tissée dharmoniques. Ces chemins splendides et hors du temps
rappellent parfois lesprit de Fennesz et de ses performances déquilibriste
entre pop et magma ambiant.
Cest la deuxième option qui a été choisie clairement
par lun des membres de Un Automne
Sébastien Roux, sous le
pseudonyme Rabbits Sorrow. En compagnie de Dronaement (formation unicellulaire
allemande, auteur de plusieurs cassettes, dun 7»EP chez Drone et
dun split LP avec Infant Cycle), il a célébré un
nouveau mariage du drone synthétique avec celui, tout aussi vivant et
imprévisible, produit par la guitare. Les paysages des deux musiciens
ont cette double vie, où les pulsations sont comme une humidité
habitée par les effets panoramiques des micro avalanches éphémères.
Plus souvent, cest dans le développement long que la lumière
naît. Les nappes de différentes densités se superposent
et sentrecroisent, créant fantômes mélodiques et horizons
mélancoliques ; on pense rapidement à Troum / Maeror Tri pour
les immersions dans ce monde de vagues presque métalliques. Lextension
de ce domaine du drone ne peut quêtre saluée, car cest
celui dans lequel on se noie. (Denis Boyer)
Positive Rage
(avril 2002)
Extrême ! On peut dire que cette musique est extrême dans sa volonté
de ne faire aucune concession pour arriver au but qu'elle recherche : l'ambient.
Quand je dis ambient, ce n'est pas seulement un genre musical mais une véritable
profession de foi concernant Dronament et Rabbit's Sorrow, les deux pôles
ayant élaboré ce "Between Two Yearthousands". Les non-initiés
auront bien du mal à s'extirper de ces 9 plages qui ne sont que nappes
de synthés, bourdonnements lancinants et autres sifflements. Et c'est
l'effet désiré : "Between Two Yearthousands" est un
véritable défi lancé à l'auditeur. Sera-t-il capable
de suivre le voyage jusqu'au bout et de percevoir les lentes et progressives
évolutions des paysages ? Pour ma part, j'ai sauté du train en
cours de route...(Sullivan)