OLDINE
bilboquet


cd 7 tracks - 42' 03'' - harp6 - 2003

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more info : http://www.myspace.com/oldine


Reviews of OLDINE - bilboquet

All Music Guide (juillet 03)
Thomas Robyn seems to reinvent his Oldine project with every album. Frédéric Cambon and Eric Blanché are gone and have been replaced by guitarist Sébastien Roux (aka Rabbits' Sorrow and Un Automne à Lobnor). The music is less post-rock in essence, drawing instead on droning textures and a naive form of folk, very stripped down, loosing all its essential elements to leave only an ornamental guitar line hovering in mid-air like a ghostly apparition of the “real" tune. Some of the seven untitled tracks are propelled by Robyn's delicate electronics. For instance, track one pulsates and chimes like a digital musical box, immediately placing the listener in a comfort zone. In track seven, electronics and guitar take turns providing foreground and background textures. An irresistible sense of peace arises with the fade in of an organ chord halfway in, a chord that leaves room to the noise loop and Roux's soundscapes, achieving an inspired harmonization of the assonant and the dissonant. But the highlight is track five where Roux stretches out, steps on the distortion pedal and takes flight almost Richard Pinhas-style for a brief moment. The music of Oldine is subdued and understated. It may even appear mundane on first listen. Only subsequent listens can reveal its delicate (and, granted, slightly mannered) beauties. And this harvest yields more fruits than the previous album, Du Q. (François Couture)

Phosphor Magazine (n°114 juin 2004)
Thomas Robyn and Sébastien Roux are Oldine, creating special atmospheres with melancholic smoothness interfered with by feedback, resonances and other digital distortions. Originally just Robyn on his own, Oldine was instrumental music of minimal guitar on a 4-track recorder. His first album murmures was released in 1999 also on le Cri de la Harpe. For a number of live gigs and a second album, du q (2001), he was joined by musicians Eric Blanché (keyboards, sampler) and Frédéric Cambon (keyboards, samples, guitar). Sébastien Roux (aka Rabbits Sorrow, guitarist of Autumn to Lobnor) joins Oldine playing guitar. The CD opens with a catchy digital beat setting us up for an enjoyable journey through the world of minimal unravelling of simple melodic layers. There is a slightly ambient background feel to some of the tracks and in general a light, open and beautiful sounds is developed leaving one feeling uplifted. Each track starts off quite simply and develops more layers as they progress. Track 04 takes us into chill-out mode with long deep drones, sonorous resonances and melodic harmonies swimming in and out without the aid of a beat this time. It seems that from this point on the music takes a turn into a more experimental field focusing a lot more on guitar experimentation. I felt that some of the tracks on this CD had more impact then others and there was no clear thread connecting the first half of the CD and the last few tracks. That said the last track (the longest on the CD) has some really interesting sections and builds a minimal landscape to meditate through. It develops nicely through the eleven odd minutes finishing the album in another chilled-out space. (JR)

Vital Weekly (staalplaat)
Two guys playing 'guitar,laptop, keyboards'; they call themselves Oldine and their names are Thomas Robyn and Sebastien Roux.
In 1999 they released a CDEP, in 2001 a full-length debut (both asunheard by me) and now their second album, packed in a truely ugly cover. The seven tracks on this CD all come without a title. With this line up of guitars, laptop and keyboards, one would probably except a sort of Fennesz influenced thing (guitar feeding through laptop, cracking the entire sound), but that's not the case. The laptop brings some short sample in the form of an ongoing rhythm, but it's the guitars and keyboards who do the job here. The play melancholical music the most of the time, and at times have more inspiration from the comic seventies then laptop in year zero. Keyboards are set to drone mode, or with arppeggio and the guitars softly tinkle their way through the pointilist music. There are links with a band like Labradford, but Oldine's influences go, as said deeper - a cross section of thirty years of alternative psychedelic music: cosmic, ambient industrial and sound processing. Nice stuff here indeed. (FdW)

Songs 0f Praise (radio 5mai 2003)
Un duo de guitares et laptop pour une electronica ambient pure et rafraîchisante.

OCTOPUS (mouvement n°23 – juillet/août 2003)
Après deux tentatives prometteuses, c’est avec ce nouvel album que le projet lyonnais Oldine affirme son ingénieuse transformation de l’image de la guitare dans le paysage musical contemporain. D’autre jeunes artistes ont déjà dévoyé l’usage premier de la guitare en créant leur propre idiome (Imagho, David Fenech, Bionik), mais Thomas Robyn et Sébastien Roux explosent avec Oldine les formes naturelles vers lesquelles la plupart d’entre eux se dirigent, quelles soient typées rock, pure improvisation ou truffées d’électronique…Oldine transporte les cordes dans des zones éthérées, toujours soucieuse de mélodie et de rythme. Entité versatile, Oldine est parfois colérique mais joue constamment sur les émotions, les harmoniques. La maîtrise des guitares et des machines (les unes testées avant les autres sur chacun des disques précédents) permet à Oldine de créer le petit orchestre des comptines futuristes. A la fois mélancoliques et ludiques, leurs ritournelles tantôt feutrées tantôt abrasives sont des thèmes posés sur des tapis de détails générés à l’arrière-plan par des cordes et l’électronique. Rarement dans l’axe, souvent en équilibre instable, la musique de Oldine est à son apogée avec cet album-bilboquet, un jeu d’enfant qui demande agilité et réflexion. (Jérôme Langlais)

FEAR DROP (n°10 - été 2003)
C’est le troisième album d’Oldine et peut-être déjà celui de la maturité. Explorateur depuis les débuts d’une musiques aux résonances voluptueuses, Thomas Robyn alias Oldine (accompagné ici de S.Roux / Un Automne A Lobnor / Rabbits Sorrow) mêle les exercices électroniques aux allongements de guitare dans un même effort, celui d’un abandon de la pesanteur, de la traversée du miroir et de la mélancolie lumineuse. Sur Bilboquet, le minimalisme de forme atteint le degré de maîtrise nécessaire à de tels transports éthérés. Les pulsations en boucle, senties de manière tactile, évanescentes parfois jusqu’à être rêvées, sont la trame vasculaire sur laquelle les cordes prennent des formes sphériques et des teintes de néons, grincent parfois , se polissent toujours. Les entrelacs d’harmoniques et de vibrations courtes vont jusqu’à se perdre sur des chairs plus synthétiques dans une parfaite osmose. Quelques passages, comme le premier morceau dans son intégralité, se font plus ostensiblement électroniques, ne perdant rien de leur discret potentiel onirique, rappelant à certains égards (une transe minimale et fantasmée), les brumes de :Zoviet*France: . Mais la musique d’Oldine révèle encore bien d’autres choses, comme les mélodies perdues d’un printemps froid, un tissage de nuage, un jeu de labyrinthe sur les stries de la banquise, les clignotements d’une étoile, autant de vues depuis cette minuscule ouverture dont chacun dessinera la forme. (Denis Boyer)

ARTE TV (Sélection CD du 18/06/2003)
Le cri de la harpe, ce "petit" (à peine quelques sorties) label parisien présente le nouvel opus d'Oldine. Sept titres ambient répétitifs, entre electro et acoustique, reposants quoique dérangés.
"Bilboquet", troisième sortie d'Oldine, après le maxi "Murmures" et le l'album joliment nommé… "Du q", porte le nom d'un célèbre jeu d'adresse. Les effets du disque sont identiques : tour à tour relaxants (de longues plages planantes) ou crispants (des distorsions par ci, par là). Le projet Oldine est porté par Thomas Robyn qui s'entoure, ou non, de divers musiciens en fonction de ses désirs artistiques. Pour "Bilboquet", il est épaulé par Sébastien Roux, guitariste de son état. Le duo a écrit des morceaux abstraits qui intégrent guitare, clavier et programmations. S'alternent de longues pièces ambient (#4), des titres electronica (#1) ou electro limpide (#2). Le calme et la sérénité qui règnent sur l'ensemble de "Bilboquet" se trouve importuné par des interférences ou vrombissements, notamment lorsque la guitare se fait crépitement de moteur d'avion…
Décollage immédiat avec Oldine et sa musique obsédante… Sur le morceau #6 on croirait entendre le balancier d'une vieille horloge… Le temps passe et la musique d'Oldine coule. (Emmanuel Dosda)

CODA (n° 47 – juin 03)
« Drone », un terme qui désigne le bourdonnement hypnotique de vieux oscillateurs analogiques et des guitares passées aux filtres du laptop. Un terme vieux comme le minimalisme (une époque où les portables n’existaient pas encore) et qui fait indéniablement penser aux compositions d’un La Monte Young et plus près de nous à Spacemen 3, Main ou, côté electronica, à Boards Of Canada. Tombé en désuétude, le terme réapparaît ponctuellement à l’écoute de certaines œuvres contemporaines. En ce sens, il y a cet amour du drone chez Thomas Robyn et Sébastien Roux (de Rabbits Sorrow, autre projet de post-electronica déjà entendu dans les compilations Aspic Records) alias Oldine. Deux musiciens encore peu connus dans le mileu déjà confidentiel de l’electronica française. Avec Bilboquet et son titre ironique, ils signent 7 vignettes électroniques ambient et entêtantes, comme sait l’être la pop (voir le track 1), où la guitare joue un rôle principal sans pour autant sonner comme les autres formations post-rock. Bourdonnement et cliquetis, arpèges et crissements, mais surtout mélodies sont les ingrédients essentiels de cet album mystérieux (pas de titre, juste les noms des interprètes, une adresse web et un mail…) que l’on savoure comme un secret bien gardé. Un secret qui sera bientôt révélé , c’est ce que l’on peut souhaiter de mieux à ce talentueux duo. Signalons que Thomas Robyn est également fondateur du label indépendant Le Cri De La Harpe, sur le site duquel vous pouvez commander l’album et télécharger des MP3. (Max Renn)

AUTRES DIRECTIONS (webzine – juin 03)
Dès l'introductif Bill Boque t, l'évolution de la musique abstraite d'Oldine apparaît évidente. J'avais déjà apprécié Murmures et surtout Du Q, ses deux premiers opus et Bill Boque t est un disque plus varié que ses prédécesseurs et entièrement maîtrisé. Tête pensante du label expérimental Le Cri De La Harpe (Tobby Jones vs. Grumble Julos...), Thomas Robyn, noyau élémentaire d'Oldine, semble maintenant bénéficier de l'aide du dénommé Sébastien Roux pour peindre ses aquarelles réverbérées et inquiétantes où planent les fantômes des héros de Kranky (Labradford surtout, Roy Montgomery), du défunt Noise Museum ou de disques plus anciens publiés par Factory (Durutti Column). Liées ou non à cette collaboration, des rythmiques électroniques plus orientées electronica ont fait leur apparition, les effets de guitare sont plus contenus, l'émotion est privilégiée. Loin d'être béat, ce nouvel opus se distingue par son cinquième morceau, oeuvre sombre et glauque renouant avec l'univers de Robyn, où le bruit bourdonnant d'un rotor d'hélicoptère alimente une tension que soulignent des crissements, avant que cette atmosphère pesante ne se métamorphose en un effrayant larsen de guitare. Tendu, très tendu. Le septième titre exploite une veine similaire (nappes sourdes sur laquelle s'égrènent de claires notes de guitares), et l'ensemble du disque peut être taxé de mélange d' ambient drone electronica postrock noise, genres-clés du label. Avant le nouvel album de Tobby Jones vs. Grumbler Julos, qui devrait sortir sous le nom de Harpagès, Le Cri De La Harpe nous intéresse un peu plus encore à son univers par l'intermédiaire de ce troisième album très réussi d'Oldine. (Stéphane)

Magic! (n°72 juin 03)
Espace. Au troisième nuage, prendre à gauche, droit sur les nappes irisées d’Oldine. Pour son nouvel album sur Le Cri De La Harpe – après Murmures (1999) et Du Q (2000) -, Oldine met en place, avec un soin infini, une précieuse construction arachnéenne, un mikado intangible et translucide. Pianotées sur un clavier un peu low-tech, ou gratouillées sur une guitare lointaine, doucement 90’s, quelques bribes de mélodies précèdent les épaisseurs successives de scintillements electro, les résonances d’une basse profonde, enveloppante, et un synthé en demi-teinte. C’est cet univers qu’Oldine se propose de partager, depuis la fin de l’année 2001, avec Rabbit Sorrow (guitariste d’Un Automne A Lob-Nor). Les sept titres issus de cette collaboration constituent un disque d’une insaisissable texture, d’une temporalité fugace et fragile. En piste 5, ce Bilboquet sait aussi faire volte-face, pour glisser sur l’amplitude géante d’un larsen démesuré, à la tension brute, un crescendo brandi comme un puissant appel à l’espace.

D-Side (n°17 juillet-août 03)
Après avoir joué l’autisme et le repli sur les micro-structures des processeurs pendant quelques années, il était logique que l’électronica finisse par sortir du simple champ des disques durs pour aller contaminer le reste du studio, et qu’elle y récupère au passage quelques sonorités plus « traditionnelles ». En France, particulièrement, ce clivage électronique / guitare semble avoir disparu pour de bon comme le prouvent ces deux albums de Davide Balula et Oldine. (…-chronique de Balula-) Légèrement plus électronique, Oldine est également plus rêveur, plus ouvertement lumineux et Bilboquet est un flottement en apesanteur. Les cordes glissent, les processeurs crépitent, le silence se fait…Magique !(Jean-François Micard)


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